Logements inoccupés par les propriétaires: que deviennent-ils ?

Tandis qu’à Vancouver, 46% des condos ne sont pas occupés par leur propriétaire, une crise du logement sévit dans les grandes villes du Canada. Que deviennent ces logements ? Sont-ils exclus du marché locatif ? Quelle est la régulation en vigueur ?
Découvrez comment ce phénomène impacte le marché locatif et comment celui-ci a évolué au cours de ces dernières années.
À Vancouver, des condos inoccupés par leurs propriétaires
Selon Statistique Canada, 46% des condos de la ville de Vancouver ne sont pas occupés par leur propriétaire. Ce taux monte jusqu’à 49% dans la zone où se situe l’Université de Colombie-Britannique. En comparaison, en 2009, seulement 35% des condos n’étaient pas occupés par leur propriétaire.
Ces données soulignent ainsi l’importance de l’investissement immobilier dans la ville que ce soit en termes de spéculation ou de placement. Alors que le taux d’inoccupation des logements s’élève à 1%, et que le prix moyen des loyers à Vancouver s’élève à près de 2 000$ pour un appartement d’une chambre en centre-ville, cela signifie-t-il vraiment que ces condos sortent du marché locatif ?
Location, résidence secondaire ou vacant ?
Les condos inoccupés par leur propriétaire ne sont pas nécessairement exclus du marché locatif. À Vancouver, suite à la taxe de 1% sur les logements vacants, de nombreux investisseurs ont décidé de louer leur condo, offrant ainsi de nouvelles unités sur le marché et permettant d’augmenter le taux d’inoccupation. Ce taux d’inoccupation représente le pourcentage de logements vides. Plus ce taux est faible, moins il y a de logements à louer. On estime le taux d’équilibre entre l’offre et la demande à hauteur de 3%. En dessous de ce taux, on peut parler de pénurie de logement. Ainsi, à Vancouver, ces condos sont soit mis sur le marché locatif, soit loués sur le court-terme sur des plateformes collaboratives, soit vacants.
Qu’en est-il dans les autres provinces ?
Dans la province du Québec, la banque de données des statistiques officielles (BDSO) estime le taux de logements vacants à 2,3% pour l’année 2018. Ce taux tombe à 1,9% pour la ville de Montréal et 1,2% à Gatineau. En Alberta, les villes de Calgary et d’Edmonton ont un taux d’inoccupation respectif de 6,3 et 7%. Bien que ce taux diminue, celui-ci demeure élevé par rapport au reste du Canada. En Ontario, la ville de Toronto a instauré une taxe de 1% sur les logements vacants et la province taxe à hauteur de 15% tout achat immobilier réalisé par un non-résident. De cette manière, l’Ontario souhaite remettre sur le marché des logements et faire augmenter ce taux d’inoccupation. Ainsi, bien qu’un logement soit inoccupé par son propriétaire, cela ne signifie pas qu’il demeure vacant. Le propriétaire peut ainsi mettre son logement sur le marché locatif, le proposer en location court-terme ou, pour une minorité d’entre eux rester vacant. En tant que propriétaire, veillez à toujours trouver la bonne assurance en fonction de votre besoin !